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2010, technique mixte sur carte marine, plexi,
55 x 55 cm

Devant ce paysage concret seule l’économie nous importe (...).

Œil de bœuf, œuf de coq

2010, technique mixte sur carte marine, plexi,
55 x 55 cm

Deux agglomérations cohabitent d’une gémellité ambigüe. L’une s’appelle Œil de bœuf de par son dessin évoquant certaines villes américaines et en hommage aux peuples indiens. L’autre, Œuf de coq, est une cité européenne refuge et identifiée.

Le désert aux rochers

2010, technique mixte sur carte marine, plexi,
45 x 40 cm

Le désert aux rochers, situé à droite, est inscrit dans une frontière crêteuse. Ce désert est séparé d’une zone dont la toponymie est censurée afin de laisser s’exprimer d’authentiques tracés de chalut.

Le naufrage de George Ba

2010, technique mixte sur carte marine, plexi,
50 x 30 cm

Navigateur émérite, George Ba n’en est pas moins un homme. Par un jour de tempête l’honneur fît place à l’erreur et George Ba sombra. Aujourdhui encore, quelques badauds viennent arpenter ce lieu historique.

Dans le ventre de ma mère j’ai froid

2010, technique mixte sur carte marine, plexi,
40 x 30 cm

Cette vallée comme beaucoup de vallées est une origine du monde. Moderne, elle devint progressiste et froide, exploitant les humeurs fossiles qui transforment le sacré en sacrum.

La terre d’en dessous

2010, technique mixte sur carte marine, plexi,
30 x 30 cm

Hannel, ( était-ce son nom ? ) était archéologue. Ô combien fût sa surprise en découvrant cette cité lacustre de style curieusement greco-maya. On peut y voir de hauts corridors, de largse forums, de grandes salles, sobrement décorés par la roche-même de la montagne dans laquelle l'ensemble est creusé (...).

Cartes Marines Marinées - génèse

C'était une carte marine. Je m'apprêtais à dessiner dessus. Généralement, je parle avec la carte avant de commencer, pour recueillir son témoignage et savoir ce qu'elle souhaite pour sa nouvelle vie. Mais celle-ci ne voulait pas parler, elle demeurait muette, elle ne m'adressa jamais la parole. J'étais très véxé. Je décidai alors de la punir. Je l'abandonnai dehors, loin de l'âtre chaleureux de l'atelier, pendant une rude saison d'hiver. Dehors, l'attendaient la pluie, le vent, la neige, ainsi que des limaces sadiques et des félins joueurs. Ils décidèrent sauvagement de son intégrité. Puis vint le dégel. La carte, méconnaissable et harassée, émettait de timides plaintes. Elle gisait maintenant en plusieurs parties. Chacun de ses bouts de carte semblait beaucoup plus loquace. Après les avoir réconforté de leur terrible peine, ils se confièrent à moi, et me dictèrent leurs doléances.